sourire oiseaux

Créatures issues du coeur du bois, les Glüms ont naturellement conclu un pacte d'alliance avec la forêt.

L'âme collective des végétaux, les fées, les elfes et les nymphes logeant dans les racines et les cavités naturelles, n'ont aucun secret pour eux, qui connaissaient le mystérieux langage du vivant :

Le bavardage des feuilles, la caresse taquine de l'eau sur les rochers d'un torrent, la colère du vent contre tout ce qui est debout, sont pour eux autant de messages clairs et lisibles, sur les temps vécus, et sur ceux à venir.

L'esprit du Glüm est une forme d'empathie entre l'humain et le végétal sur laquelle nous commençons à peine à mettre des mots d'un point de vue scientifique, alors qu'elle est une réalité fondamentale, et vitale, pour des peuples que nous jugeons encore primitifs, et que nous allons finir par réussir à faire disparaître.

Pour les Glüms, l'univers est un arbre-monde (un frêne) auquel les hommes ont accroché leur civilisation. Dans ce paradygme, et en vertu de ses propriétés ou de son usage, chaque plante est mise en relation avec l'un des treize mois lunaires, qui lui ressemble symboliquement.

Dans cette astrologie végétale, la plante associée au jour de naissance est plus qu'un simple "signe zodiacal" influant sur le tempérament et déterminant les lignes directrices de l'existence : elle devient une sorte de gardienne, d'âme végétale, de génie protecteur à considérer comme un ami, auquel on raconte ses rêves et ses soucis, et auprès duquel se trouve un certain réconfort, une aide ou un conseil, lorsque l'on se sent abattu ou dépressif et qu'on a besoin de force, de soulagement ou d'une pincée de chance...